Cape Town, 12 janvier, 2026 / 6:44 PM
Mgr Sithembele Anton Sipuka, nommé Ordinaire du lieu de l’Archidiocèse métropolitain du Cap, en Afrique du Sud, affirme qu’il espère s’appuyer sur son expérience dans le diocèse de Mthatha alors qu’il assume la direction de l’Archidiocèse.
S’exprimant lors d’une interview accordée à Newzroom Afrika, Mgr Sipuka a indiqué que, bien que le diocèse de Mthatha soit plus petit que l’Archidiocèse métropolitain du Cap, l’expérience acquise au cours de son épiscopat l’aidera à guider l’Archidiocèse.
« Mthatha est un petit diocèse. Je crois que Le Cap est cinq fois plus grand que Mthatha. Pourtant, c’est une bonne expérience d’avoir été ici à Mthatha », a-t-il déclaré, ajoutant : « Au moins, je suis évêque depuis plusieurs années maintenant. Je sais ce qu’implique la charge épiscopale, même si c’était ici à une plus petite échelle. »
Lors de l’entretien du dimanche 11 janvier, Mgr Sipuka est revenu sur les événements qui ont précédé son annonce officielle comme archevêque nommé de l’Archidiocèse devenu vacant le 28 octobre 2024, à la suite du transfert du cardinal Stephen Brislin, qui était à la tête du siège métropolitain depuis 2009, vers l’Archidiocèse catholique de Johannesburg.
Il a expliqué qu’un matin, environ deux semaines plus tôt, il avait reçu un appel téléphonique du Nonce apostolique, représentant du Pape en Afrique du Sud, l’informant de la demande du Pape de le nommer Ordinaire du lieu du siège métropolitain.
« Il m’a appelé et m’a dit que le Pape Léon me demandait d’être l’archevêque du Cap », a raconté Mgr Sipuka, ajoutant : « Ce sont des choses auxquelles on ne s’attend pas ; on n’en a aucun indice, on ne postule pas pour cela. Cela arrive toujours comme un choc. Après un court moment de réflexion et de prière, j’ai dit oui. »
Il a souligné l’importance du rôle de l’évêque dans la vie d’un diocèse, notant que sa nomination à l’Archidiocèse signifie davantage pour le peuple de Dieu du siège métropolitain que pour lui-même.
« Un évêque est très important dans la vie de l’Église, car il facilite la vie de l’Église : le culte, l’action pastorale, l’ordination des prêtres et leur affectation », a-t-il expliqué.
Il a souligné que lorsqu’il n’y a pas d’évêque, comme c’était le cas pour les fidèles du Cap, « il y a généralement un vide que ressentent les personnes dont le diocèse est vacant ».
Le transfert de Mgr Sipuka, qui servait comme Ordinaire du lieu d’un diocèse sud-africain depuis son ordination épiscopale en mai 2008, vers l’Archidiocèse du Cap, a été publié par la Salle de presse du Saint-Siège le vendredi 9 janvier.
Né le 27 avril 1960 à Idutywa, dans la province sud-africaine du Cap-Oriental, l’archevêque élu a été ordonné prêtre pour le diocèse de Queenstown le 17 décembre 1988, après avoir achevé ses études philosophiques et théologiques.
Lors de l’interview du 11 janvier, Mgr Sipuka a également évoqué les défis sociaux plus larges auxquels est confrontée l’Afrique du Sud et le rôle de l’Église pour y répondre, déclarant : « Dans tout le pays, la question du chômage est quelque chose qui hante, ou devrait hanter, tout le monde. »
Du point de vue de l’Église, a-t-il expliqué, « notre préoccupation concerne l’érosion de la dignité humaine causée par le chômage, l’incapacité de subvenir à ses besoins, à ceux de sa famille, et de mener une vie décente ».
Il a précisé que, du point de vue de la dignité de la personne humaine, l’Église est particulièrement préoccupée par le taux élevé de chômage dans le pays d’Afrique australe.
Comme voie à suivre, il a déclaré : « Nous continuons à soutenir les efforts visant à créer davantage d’emplois et nous encourageons également les personnes à être entreprenantes, plutôt que de seulement chercher un emploi, afin qu’elles puissent elles-mêmes créer des emplois. »
Abordant les défis spirituels et sociaux auxquels sont confrontés les jeunes, en particulier au Cap, Mgr Sipuka a attiré l’attention sur la question de la violence des gangs et du déracinement spirituel des enfants, qu’il avait déjà dénoncés, avertissant que ces défis risquent de transformer le pays en un « athéisme pratique ».
« Cela est lié à des pratiques que j’ai observées ici au Cap-Oriental, où les enfants vont à l’école sept jours sur sept pour améliorer les résultats académiques. Je ne suis pas contre de bons résultats, mais l’être humain est bien plus qu’un simple être intellectuel », a-t-il déclaré lors de l’entretien.
Il a expliqué : « La personne est aussi spirituelle, éthique et sociale, et les écoles ne peuvent pas répondre à toutes ces dimensions de la vie d’une personne. L’Église joue un rôle crucial à cet égard. »
« Lorsque les enfants sont privés de la possibilité d’aller à l’église, des situations se produisent où ils manquent du sens du bien de l’autre et du respect de la vie. Ces problèmes persistent parce qu’il n’existe pas de plateforme comme l’Église où ces valeurs leur sont également enseignées », a-t-il ajouté.
Une fois installé, l’archevêque élu de 65 ans devrait servir comme Ordinaire du lieu de l’Archidiocèse de 30 892 kilomètres carrés, qui était placé sous l’administration apostolique du cardinal Brislin.
Le siège métropolitain compte une population estimée à 276 415 catholiques, représentant 5,6 % de la population totale, selon les statistiques de 2023.
Les Meilleures Nouvelles Catholiques - directement dans votre boîte de réception
Inscrivez-vous à notre lettre d'information gratuite ACI Afrique.
Notre mission est la vérité. Rejoignez-nous !
Votre don mensuel aidera notre équipe à continuer à rapporter la vérité, avec équité, intégrité et fidélité à Jésus-Christ et à son Église.
Faire un don